Solutions

Énergie de secours

Un secours qui n’a jamais été éprouvé en charge est une hypothèse, pas un secours.

Métiers assemblés
Énergie et alimentation de secoursBâtiments sécurisés

L’enjeu

La puissance souscrite décrit un contrat ; le bilan de charge décrit un besoin.

La méthode la plus répandue consiste à reprendre la puissance souscrite auprès du distributeur et à commander un groupe de puissance voisine. Elle produit presque toujours une installation surdimensionnée, qui fonctionne sous charge faible, s’encrasse et tombe plus tôt.

À l’autre extrémité, une installation dimensionnée au plus juste s’effondre au démarrage d’un moteur ou d’un compresseur. Entre les deux, seule une méthode fonctionne : recenser ce qui doit être secouru, distinguer les charges permanentes des charges intermittentes, tenir compte des appels au démarrage, et retenir une puissance qui laisse une réserve sans installer un moteur qui ne travaillera jamais.

Reste le maillon que l’on oublie le plus souvent. Les batteries doivent tenir jusqu’à la reprise du groupe ; la climatisation doit être secourue avec l’informatique ; et le carburant stocké se dégrade. La panne survient au démarrage, c’est-à-dire au seul moment où l’installation est attendue.

Chaîne d’alimentation de secours, schéma de principe

01Réseau public
Source normale, dont la disponibilité n’est pas une hypothèse de conception.
02Groupe électrogène
Source de remplacement, dimensionnée sur le bilan de puissance et sa réserve de croissance.
03Inversion automatique de source
Bascule sans intervention humaine, avec temporisation de retour au réseau.
04Tableau général basse tension
Protection, sélectivité et séparation des départs critiques et ordinaires.
05Onduleur
Couvre le temps de démarrage du groupe, pendant lequel aucune source ne débite.
06Charges critiques
Supervision, sûreté, serveurs et liaisons dont l’arrêt est un incident.
07Charges ordinaires
Départs délestables, dont l’interruption reste sans conséquence opérationnelle.

Les points marqués sont remontés à la supervision : présence réseau, état de la source, niveau de carburant, heures moteur et résultat des essais en charge.

Schéma de principe. Aucune puissance, aucun matériel et aucune installation réelle n’y figurent.Ordres de grandeur de dimensionnement, non relevés sur une installation. Le temps de bascule couvre le démarrage du groupe et sa prise de charge ; l’autonomie de l’onduleur couvre ce temps, plus l’arrêt propre si le groupe ne démarre pas.

Résultat

Ce que vous obtenez

Une chaîne complète éprouvée en charge, du réseau au groupe, dont l’autonomie réelle est mesurée et consignée, dont l’état est visible à distance, et dont les essais périodiques sont planifiés et tenus dans un registre.

Périmètre

Ce que la solution comprend

Bilan de charge
Recensement des circuits à secourir, mesure des consommations réelles lorsque l’installation existe, appels au démarrage, facteur de puissance, charges non linéaires, réserve d’extension arrêtée avec le client.
Alimentation sans coupure
Autonomie calculée sur la charge réellement raccordée et non sur la puissance nominale, bipasse de maintenance, surveillance de l’état des batteries, arrêt propre des systèmes sur seuil.
Groupe électrogène
Puissance de service et de secours distinguées, adaptation aux conditions du site, massif, ventilation, échappement, rétention, et accès pour la maintenance comme pour le remplacement.
Inversion de source
Tableau d’inversion automatique, temporisations, ordre de reprise des départs, verrouillage entre sources, comportement au retour du réseau.
Carburant
Cuve journalière et cuve de stockage, transfert, jaugeage, filtration et purge, autonomie déduite du délai réel de réapprovisionnement sur le site.
Supervision et maintenance
État de la machine, niveau de carburant, défauts et résultats d’essais remontés ; contrat d’entretien, pièces d’usure en stock, registre des essais et des interventions.

Déroulement

Comment elle se conduit

  1. 01

    Bilan

    Le bilan de charge précède toute commande. C’est lui qui détermine la puissance, et non la puissance souscrite ni le budget disponible.

  2. 02

    Conception

    Architecture de la chaîne, autonomie retenue, redondance décidée sur la durée d’indisponibilité acceptable, et dispositions de génie civil arrêtées avec le bâti.

  3. 03

    Réalisation et essais

    Installation, puis essai de la chaîne complète en charge — pas à vide. La plupart des défaillances constatées en situation réelle auraient été révélées par un essai en charge.

  4. 04

    Exploitation

    Mise en place de la supervision à distance, du programme d’essais périodiques et du registre. Sans eux, l’installation se dégrade en silence.

Engagements

Ce qui se vérifie à la réception

Ces engagements sont opposables. Repris dans une consultation, ils écartent les réponses qui ne tiennent pas, y compris la nôtre si elle ne les tient pas.

  • Un bilan de charge écrit, distinguant charges permanentes, charges intermittentes et appels au démarrage.
  • Le temps de reprise mesuré en essai de bascule en charge, jamais déclaré.
  • L’autonomie réelle des batteries mesurée par essai de décharge, et consignée comme état initial.
  • La chaîne complète éprouvée du réseau au groupe : onduleur et groupe essayés séparément ne prouvent pas leur bascule.
  • Les dispositions de ventilation vérifiées en fonctionnement continu, et non sur un essai court.
  • La filière d’élimination des batteries usagées, son transporteur et la traçabilité de l’enlèvement.
  • Un programme d’essais périodiques et son registre, remis avec l’installation.

Avant d’engager

Questions à trancher en interne

Une organisation qui ne sait pas répondre à ces questions n’est pas prête à lancer le programme. Le lui dire vaut mieux que de lui vendre une étude.

  • Quels circuits doivent réellement être secourus, et lesquels peuvent s’arrêter ?
  • Combien de temps le site doit-il tenir sans réapprovisionnement en carburant ?
  • Le refroidissement de la salle technique est-il secouru avec les serveurs ?
  • Existe-t-il une fenêtre pendant laquelle l’installation peut être arrêtée pour entretien ?
  • Qui conduit les essais périodiques, et où le résultat est-il consigné ?
  • Quelle est la durée d’arrêt que l’organisation accepte, exprimée par la direction et non par l’équipe technique ?

Preuve

Ce que nous avons livré sur ce périmètre

  • Énergie et infrastructures critiques2024

    Site minier — salle serveur et alimentation de secours

    Construction d'un local technique sécurisé et de sa chaîne d'alimentation, sur un site isolé sans réseau public fiable.

    Semaines de relevé avant dimensionnement
    4
    Essais en charge par an
    12

    Référence KP-2024-008

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Décrivez le site, la contrainte dominante et l’échéance. Nous indiquerons ce qui relève d’une étude préalable et ce qui peut être engagé directement.