La coordination réunit des opérateurs publics et privés dont les systèmes ont été construits séparément, à des époques différentes, sans intention de se parler. Le travail porte donc sur les interfaces et la cohérence des données, non sur une reconstruction : ce qui coûte n’est pas l’échange nominal, mais les cas d’exception et la capacité à rapprocher deux systèmes lorsqu’ils divergent.
La résilience est la seconde contrainte, et elle est propre à cet environnement. Un itinéraire, un poste de contrôle ou un opérateur peut devenir indisponible sans préavis. Le dispositif doit rester utilisable dans cet état, ce qui suppose de décider à l’avance ce qui continue de fonctionner en mode dégradé, et de l’avoir éprouvé.
Le terrain impose enfin ses propres règles. Les points de passage sont dispersés, parfois mal connectés, souvent exposés. Une conception validée sur le poste du siège et non sur celui du site le plus contraint découvre au douzième mois ce qu’elle aurait vu au premier.