Un réseau d’entreprise est jugé sur un chiffre : le débit du lien principal. Ce chiffre décrit la situation où tout fonctionne, c’est-à-dire celle qui n’intéresse personne.
Ce qui distingue une infrastructure tenue d’une infrastructure fragile est son comportement lorsqu’un lien, une alimentation ou un équipement disparaît. Les chemins de secours, la priorisation des flux et la segmentation se décident avec l’architecture. Ajoutés ensuite, ils supposent de reprendre le câblage, l’adressage et parfois le contrat opérateur.
S’y ajoute une question qu’on pose rarement à temps : qui exploitera ce réseau dans trois ans. Un réseau non documenté, dont la configuration n’existe que dans les équipements, appartient de fait à celui qui l’a posé.